2ème Semaine Régionale des Patrimoines : les balades urbaines

La Région ïle de France a organisé pour la deuxième année consécutive en 2013 la Semaine des Patrimoines, en partenariat avec le Réseau Mémoires-Histoires en ïle de France, http://www.memoires-histoires.org Le TdN, assumant par ailleurs la Présidence du réseau Mémoires-Histoires, a organisé mercredi 18 septembre à Anis Gras une table ronde avec des professionnels, institutions, porteurs de projet, pour échanger sur ce nouvel objet culturel : les balades urbaines.

Les balades en milieu urbain se sont beaucoup développées ces dernières années, très au delà des classiques visites guidées patrimoniales,  et fait récent, les quartiers populaires et les banlieues s’ouvrent à ces nouvelles formes de tourisme.

Chaque acteur développe son modèle, sa formule, spécifique, et aucune ne ressemble à l’autre : découverte de patrimoine « modestes », parcours artistiques, promenades augmentées, rando urbaines, balades racontées, balades sonores…

L’idée même de patrimoine évolue, entre mémoire et histoire. Les intervenants ne sont plus seulement les guides touristiques, mais d’autres spécialistes (historiens, sociologues, urbanistes…) et surtout des habitants, jeunes ou anciens, des artistes, et des associations.

Le Conseil de l’Europe, par la Convention de Faro*, consacre en 2005 le droit de chacun à s’impliquer dans le patrimoine culturel de son choix.

De nouveaux enjeux apparaissent :

♦ Répondre à la curiosité de touristes qui veulent découvrir la ville plus en profondeur, et de manière plus humaine

♦Proposer la découverte de quartiers délaissés par les circuits ordinaires

♦ Aller à la rencontre des populations locales

Mais, dépassant l’enjeu touristique, ces balades ont un autre objectif, essentiel pour l’avenir et le « vivre ensemble » :

Il concerne l’image de ces quartiers, l’identité de ces territoires, souvent difficiles à lire, à appréhender, et à s’approprier pour ses propres habitants eux-mêmes, et qui sont au cœur et à la marge de nos métropoles mondialisées.

En 2005, le Conseil de l’Europe adopte une Convention cadre sur la valeur du patrimoine culturel pour la société, dite Convention de Faro. Elle synthétise trente années de travaux sur l’approche intégrée du patrimoine et énonce les grands principes de son application.

 

* La Convention de Faro place la personne au centre d’un concept élargi et transversal du patrimoine culturel, elle met en exergue la valeur et le potentiel du patrimoine culturel comme ressource de développement durable et de qualité de la vie et elle reconnaît que toute personne a le droit de s’impliquer dans le patrimoine culturel de son choix comme un aspect du droit de prendre librement part à la vie culturelle, droit consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies (1948). Ces principes sont énoncés en préambule de la convention.

 

Invitées franciliennes : 

Roselyne Bussière, conservateur Patrimoine Région Ile de France. Quel patrimoine donne t’on à voir, selon quels critères ?

Sophie Barré, Comité Départemental du Tourisme 93. Proposer du tourisme en banlieue, pourquoi, pour qui ?

Marianne Duflet, Vivacités 94 : réseau d’éducation à l’environnement urbain. Quels outils pour favoriser la participation, l’éducation ?

Dominique Falcoz, Mémoires Histoires au delà du périph’, Arcueil 94. Comment questionner le rapport au territoire, et aux identités ?

Invitée marseillaise

Julie De Muer, Coopérative Hôtel du Nord à Marseille. En conclusion, retour sur l’expérience des balades de Faro et sur le Forum européen des 12 et 13 septembre 2013, autour de la convention européenne de FARO, sur la valeur du patrimoine pour la société et la valeur sociale du patrimoine.

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